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mercredi 2 décembre 2015

Un sale climat..

Un sentiment.
Un sentiment de peur très récent.

Non pas que la menace terroriste me semble soudainement plus crédible ou plus justifiée. Non, je pense toujours que c'est un devoir moral de ne pas céder à la peur lorsque certains agitent une vilaine marionnette devant nos yeux.

Ce n'est pas non plus parce que l'Humanité accélère (c'est le principe d'une croissance exponentielle) jour après jour sa chute vers son propre déclin. Pas que ça m'enchante mais pour vivre dans notre monde absurde il faut un peu blinder sa carapace, une jolie façon de ne pas dire "se blaser".

Ce qui me fait peur est bien plus immédiat, bien plus palpable.

Le mois qui vient de passer s'est vu marqué par deux événements marquants à Paris : les attentats et la tenue de la COP21. Deux sujets sans rapport à première vue (quoique... [1][2][3]).



Les liens commencent à devenir plus évidents lorsque le niveau d'alerte national interdit la grande marche citoyenne organisée depuis des mois en marge de la grande conférence. D'abord à Paris (disons qu'on pourrait comprendre), puis à Bruxelles (moins) et enfin à Oostende (alors là..).



vendredi 7 septembre 2012

Le mal du siècle

Il fallait bien trouver un titre à ce billet et, en le renseignant sur Wikipedia, je trouve un écho fascinant dans la "mélancolie romantique" à ce que je m’apprêtais à écrire ici . Dès lors, il est superflu de ré-inventer la roue :

"La mélancolie romantique traduit un malaise de l'individu qui ne parvient pas à vivre dans la société. (...) C'est la révolte par dégoût, dégoût de l'avidité bourgeoise, de la société moderne, dégoût pour un présent qui n'a plus de passé ni encore d'avenir, à la fois plein de semblants de ruines et d'espoirs incertains. (...) Elle devient la substance même de la vie, au point de ne pas laisser d'alternative que la révolte ou la mort." (ref)


C'est ça. C'est vraiment ça.
Enfin, il me semble que le mal du siècle se résume en deux concepts : le manque de sens et la résignation.