mardi 21 septembre 2010

Interuption dans nos programmes

Chers internautes bonsoir,

EDIT 28/09/2010 : Je suis de retour ! Plus d'excuses désormais, dès que j'ai le temps je vous réserve un petit article musical comme promis alors à tout bientôt !

nous interrompons exceptionnellement nos programmes pour vous expliquer pourquoi nous les interrompons.
Il se trouve que la rédaction (moi) a déménagé la semaine passée et sera dans l'incapacité de communiquer par le Net à la maison jusqu'à que son routeur soit livré (ce qui devrait arriver bientôt, espérons-le).

Toute l'équipe (mon égo et moi-même), se joint à moi pour vous remercier de votre fidélité et de votre patience, nous nous retrouvons bientôt pour d'autres billets (scoop : ils seront musicaux) !!

D'ici-là, profitez bien de la Vie !


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dimanche 5 septembre 2010

Chronos et évolution


Aujourd'hui je vous propose, en guise d'introduction, un extrait d'article(*) qui a retenu mon attention il y'a quelques temps.

"L'homme contemporain remonte désespérément une pente qui s'éboule. Nous fonçons pour rester à la même place, dans un présent qui fuit sans cesse. Car si nous arrêtons une seconde de courir – après le travail, nos courriels, nos rendez-vous, nos obligations, notre argent, après le temps qui file – nous tombons. Dans le chômage, la pauvreté, l'oubli, la dé-socialisation. 
(...) 
A l'âge de l'accélération, le présent tout entier devient instable, se raccourcit, nous assistons à l'usure et à l'obsolescence rapide des métiers, des technologies, des objets courants, des mariages, des familles, des programmes politiques, des personnes, de l'expérience, des savoir-faire, de la consommation.
Dans la société pré-moderne, avant la grande industrie, le présent reliait au moins trois générations car le monde ne changeait guère entre celui du grand-père et celui du petit-fils, et le premier pouvait encore transmettre son savoir-vivre et ses valeurs au second.
Dans la haute modernité, la première moitié du XXe siècle, il s'est contracté à une seule génération : le grand-père savait que le présent de ses petits-enfants serait différent du sien, il n'avait plus grand-chose à leur apprendre, les nouvelles générations devenaient les vecteurs de l'innovation, c'était leur tâche de créer un nouveau monde, comme en Mai 68 par exemple.
Cependant, dans notre modernité tardive, de nos jours, le monde change plusieurs fois en une seule génération. Le père n'a plus grand-chose à apprendre à ses enfants sur la vie familiale, qui se recompose sans cesse, sur les métiers d'avenir, les nouvelles technologies, mais vous pouvez même entendre des jeunes de 18 ans parler d'"avant" pour évoquer leurs 10 ans, un jeune spécialiste en remontrer à un expert à peine plus âgé que lui sur le 'up to date'. Le présent raccourcit, s'enfuit, et notre sentiment de réalité, d'identité, s'amenuise dans un même mouvement."

URL : http://www.lemonde.fr/societe/article_interactif/2010/08/29/le-monde-magazine-au-secours-tout-va-trop-vite_1403234_3224.html
 (*) Article paru dans Le Monde le 29 août 2010